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Nos expositions

Retrouvez l'agenda des expositions du Mobile Camera Club, passées et à venir.

 

Génies climatiques

Du 26 mai au 2 juin 2016

Vernissage le 26 mai

A l'origine, nous devions réaliser ce projet début décembre en marge de la conférence sur le climat Cop21. Les événements de novembre et l'état d'urgence qui en a résulté nous ont obligés à le différer et à le reconfigurer.

Nous avons invité une cinquantaine d’artistes internationaux à participer au projet et à réagir sur la question de l'urgence climatique. Les réponses et les médiums sont pluriels, à l'image des sensibilités et des savoir-faire réunis ici. Nous avons rassemblé 80 visions photographiques pour l'installation « Souhaits arborescents ». Par ailleurs, Nathalie blanc, chercheuse au CNRS, présentera son dernier ouvrage Les Formes de l'environnement, manifeste pour une esthétique politique ainsi que le film qu'elle vient de terminer: Atmoterrorisme.

 

Génie civil ou militaire, génie climatique, génie électrique, génie industriel ou chimique, génie génétique... Toutes ces appellations glorifient l’inventivité humaine et élèvent l’homme au rang de démiurge. La richesse et le développement des activités humaines seraient la preuve irréfutable de son intelligence supérieure et de sa puissance créatrice.

Et si l’ingéniosité, poussée à son paroxysme, était finalement un mauvais « génie » ? Si l’être humain était victime de son arrogance et d’une vision du monde conçue en termes de hiérarchie, de domination et de profit ? Ce sont les questions que nous posons au travers de cette rencontre, mettant en scène l'un de ces bons génies climatiques qu'est l'arbre.

Située en extérieur, dans l’espace urbain, l'installation, conçue comme une représentation symbolique, invite à prendre la mesure de l’inéluctabilité du processus en cours, et de la catastrophe à venir si jamais un véritable changement des mentalités et des comportements n’est pas engagé.

La mise en scène voudrait agir comme un révélateur, être le point de départ ou de relance d’un questionnement, d’une réflexion et conduire le spectateur à une prise de position, un engagement, un comportement individuel plus conscient et responsable. Qu’il ait envie de devenir acteur de la construction de son avenir, acteur du changement et non plus simple spectateur passif, attendant une réponse et une solution globales qui ne pourront être trouvées.

Dans de nombreuses civilisations, l’arbre est sacré. Il est associé à la vie, à la création et au renouvellement. Il fait la synthèse entre mondes souterrain, terrestre et céleste. Symbole cosmique ou forme de vie remarquable, tour à tour arbre de connaissance, arbre de vie, arbre familier et protecteur, il inspire le respect.

Et puis, il y a la réalité d’aujourd’hui. La déforestation et la surexploitation. L'arbre à abattre, celui que l'on déracine ou décime, démembre, tronçonne et transforme en planches ou pâte à papier. Il y a l'arbre des villes, cet être dont on oublie souvent qu'il est vivant, considéré comme simple élément de décor, qui brave le béton, la pollution et les mauvais traitements. Cet arbre est un résistant.

Et derrière l'arbre, la forêt...  qui constitue, avec les océans, les deux poumons de la Terre. Forêts et océans sont les seuls vrais « génies climatiques », mais leurs puissants pouvoirs de régulation du climat sont mis à mal par les activités humaines. 

 

Installation photographique
Esplanade Roger Linet 75011 Paris
Face à la Maison des métallos


Vernissage Jeudi 26 mai 2016 de 18h à 22h
à la Maison des métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris

 

Avec Aylin Argun (Turquie) Eliza Badoiu (Roumanie) Leny Bagshop (France) Giulia Baita (Italie) Kerryn Benbow (Australie) Nadine Bénichou (France) Nathalie Blanc (France) Jennifer Bracewell (USA) Yannick Brice (France) Lorenka Campos (USA) Thérèse Cherton (Belgique) Federica Corbelli (Italie) Clarisse Debout (France) Gail Dohrmann (USA) Shirley Drevich (USA) Barbara duBois (USA) Stéphanie Dupont (France) Philippe Durand (France) Nettie Edwards (Angleterre) Satoko Fujiwara (Japon) Dieter Gaebel (Allemagne) Patricia Geyer (USA) Roger Guetta (Canada) Sean Hayes (Irlande) Sarah Jarrett (Angleterre) Diana Nicholette Jeon (USA) Magdalena de Jonge Malucha (Espagne) Patricia Larson (Mexique) Bobbi McMurry (USA) Kim Martino-Diaz (USA) Paul Moore (Irlande) Cat Morris (USA) Tony Nahra (USA) Sorin Obaciu (Canada) Susan Rennie (USA) Catherine Restivo (USA) Gianluca Ricoveri (Italie) Carol Robinson (USA) Marian Rubin (USA) Edward Santos (USA) Joshua Sariñana (USA) Mariëtte Schrijver (Pays-Bas) Jane Schultz (USA) Eitan Shavit (Israël) Jeffrey Simpson (USA) Wayman Stairs (USA) Mehmet Omur Sukru (Turquie) Jennifer Thomas (Australie) Susan R Thompson (USA) Dominique Torrent (France) Paul Toussaint (USA) 

 

 

 

du 30 janvier au 9 mars 2015

Liberté de panorama

Le Parlement discute actuellement de l’insertion dans la loi française d’une disposition permettant la « liberté de panorama ». Cette exception au droit d'auteur, née à la fin du 19e siècle en Allemagne, autorise qu’une œuvre d’art située dans l’espace public (bâtiments, sculptures, etc…) puisse être, sans l’autorisation de son auteur, reproduite en dans un dessin, une photo ou un film.

En Europe, seules la France, la Belgique, l’Italie et la Grèce n’ont toujours pas adopté de principe de liberté de panorama dans leur législation. Depuis plusieurs mois, le débat fait rage entre les opposants des deux bords, chacun prétendant défendre la liberté de création. En fond de toile, l’immense quantité de photos qui s’échangent sur les réseaux et la crainte des plateformes internet commerciales.

D’un point de vue artistique, cela pose la question de ce qu’on peut photographier aujourd’hui dans la ville, si le droit d’auteur ou le droit à l’image protègent nombre de bâtiments et de sculptures, les publicités, les graffitis, les gens ?

Comment les photographes qui ont pour sujet photographique la ville et son architecture s’approprient-ils l’espace public ? Abordent-ils leur sujet non pas seulement en fonction de leur sensibilité, mais aussi en fonction de la législation de leur pays ? Et comment, à partir de l’œuvre d’un autre, font-ils eux-mêmes œuvre de création ?

 

Avec Nadine Bénichou (France), Lynette Jackson (USA), Tony Nahra (USA), Kristine Norlander (Norvège) et Joshua Sariñana (USA)

 

 

du 4 décembre au 16 janvier 2015

Rétrospective

Nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir grâce à cette rétrospective cette nouvelle génération d’artistes numériques, qui utilisent leur smartphone comme moyen d'expression artistique.

De la street photo à la photo plasticienne, « Rétrospective » présente les divers courants de cette photographie émergente, internationale et connectée.

Avec les œuvres des artistes :

Leny Bagshop (France), Roni Bar (Israël), Nadine Bénichou (France), Anie Castillo (Mexique), Karen Divine (USA), Stéphanie Dupont (France), Cécile Edelist (France), Nettie Edwards (Angleterre), Orietta Gelardin Spinola (Espagne), Frédéric Gochel (Belgique), Roger Guetta (Canada), Bénédicte Guillon (France), Lynette Jackson (USA), Chulsu Kim (Japon/Corée), Elin Liavik (Norvège), Diana Lopez (USA), Yoshio Miyasaka (Japon), Tony Nahra (USA), Avni Nijhawan (USA), Andrea O'reilly (Australie), Hannibal Renberg (France), Star Rush (USA), Saba Safaei (Iran), Elena Shmagrinskaya (France), Buckner Sutter (USA), Carlein van der Beek (Pays-Bas), Marina Varuolo (USA/Russie).

 

 

du 13 octobre au 28 novembre 2015

La Comédie urbaine

Nous avons choisi d'exposer les photographes Adrien Brunel, Eva Charbit, Thierry Gracia et Hannibal Renberg, afin de partager quelques histoires de notre siècle.

Comme Balzac, auquel le titre de cette exposition fait un clin d'oeil, ces artistes observent le genre humain, l'étudient et l'épinglent. Multipliant les personnages et les situations, ils saisissent l'imprévisible et l'air du temps. Signifiant autrement, ils révèlent les secrets d'un réel aux apparences banales.

Il n'est pas question ici de reproduire la réalité, mais de cadrer le spectacle quotidien, de le métamorphoser et de donner à voir ce que le théâtre de la rue recèle d'incongru ou de saisissant.

Leur attention curieuse glane les heureux accidents du quotidien. Leur regard ordonne les signes et les lignes, donne du sens à l'insignifiance du monde. Ils composent avec la rue et ses atours, l'humain et le temps, souvent avec humour.

C'est alors en autant d'histoires courtes, et avec les outils de leur époque (smartphone et réseaux sociaux à l'appui) que ces flâneurs nous dépeignent la société contemporaine.

Avec Adrien Brunel (France), Eva Charbit (France), Thierry Gracia (France) et Hannibal Renberg (France).

 

du 3 juin à 30 septembre 2015

Avatars #Autoportraits

A la galerie et dans 4 cinémas du réseau mk2 : 65 autoportraits réalisés par des artistes mobiles.

- Une sélection d'autoportraits mobiles proposés dans le cadre de notre groupe FB the smART gallery

- Le making of de l'installation dans les cinémas mk2

- Notre expo sur Arte Creative dans un épisode de la série réalisée par Stéphane  Carrel:

 « Me Myself(ie) and I »

 

Présentation de l'exposition :

A une époque où le terme « selfie » fait sans cesse la une des journaux qui n’y voient que le symbole d’une civilisation devenue totalement narcissique, beaucoup finissent par confondre autoportraits et selfies et oublient que l’autoportrait photographique s’inscrit dans une longue tradition artistique.

Tandis que certains lieux muséaux commencent à reconnaître le selfie comme un genre artistique en soi et l'exposent, que l'on se souvienne de l'œuvre de Xavier Cha à la dernière Biennale d'art contemporain de Lyon ou encore de l'exposition « National #Selfie Portrait Gallery » à Londres, nous voulons montrer que le smartphone donne un nouvel élan au genre de l’autoportrait, grâce aux nombreuses pistes esthétiques qu'il permet d'explorer.

Si selfie et autoportrait ont des caractéristiques communes, l’un n’est pas l’autre, même si parfois les frontières se brouillent. Le selfie sert à partager son humeur du jour ou à documenter sa présence dans un lieu, seul ou en groupe. Aussi s'inscrit-il dans l'instantanéité, dans un contexte ou une situation, et comporte toujours la manifestation de la présence de son auteur. Il implique aussi une certaine gestuelle, notamment celle de l’appareil tenu à bout de bras, ou à bout de l’improbable « bâton à selfie ».

Si, selon Lucian freud, « toute œuvre d’art est un autoportrait », toute photo de soi-même ne fait pas œuvre d’art, et donc « autoportrait » au sens artistique du terme. En effet, si l'on en croit l'historien d'art Pascal Bonafoux, « [i]l ne suffit pas de se prendre soi-même en photo pour réaliser un autoportrait. Il faut que la démarche soit artistique et dépasse le caractère momentané du cliché. » L'autoportrait serait donc ce moment où l'artiste se métamorphose et fait œuvre de lui-même.

L'artiste, se regardant, appréhende et interprète son « réel », créant constructions et déconstructions de lui-même, autant de représentations qu'il livre au spectateur. Tel Vishnou, il nous révèle ses multiples avatars. L'autoportrait interroge l'identité, soulève la question des genres par la pluralité des visages qu'il offre. Il adresse la question du « Qui suis-je ? » tant à l'artiste qu'au spectateur. Car il cherche à représenter ce quelque chose qui se construit, qui est en devenir : « The self is a text - it has to be deciphered [ ... ]. The self is a project, something to be built. » nous précise Susan Sontag. De cette énigme, l'autoportrait garde toujours une empreinte, toujours une part de secret. Et le mystère restera entier, car comme Claude Cahun l’expérimente : « Sous ce masque un autre masque ; je n'en finirai pas de soulever tous ces visages. »

Avec l'avènement de la photographie, l'autoportrait s'est affranchi de la mimesis, gagnant en latitude, ses jeux allant dorénavant de la figuration à la défiguration, voire à l'abstraction. Peu importe alors que la représentation soit réaliste, peu importe même d'avoir un visage... Du flou, à la fragmentation en passant par la mise en abyme ou d'autres figures de style, l'autoportrait expérimente et multiplie ses métamorphoses.

Chaque artiste travaille à la mise en scène de son/ses personnage/s. Il se plaît à se déguiser, à revêtir une attitude, un profil inhabituels. Se cachant, pour mieux révéler la dualité du soi et de l'autre, une subjectivité fluctuante et insaisissable. L'artiste ne se dissimulerait-il pas derrière un masque pour mieux s’affirmer ?

Avec le smartphone, la vogue du selfie et des applications toujours plus ingénieuses à disposition des artistes, l'exercice de l'autoportrait a connu un intérêt grandissant. Les jeux et les possibilités de création se sont multipliés. De la pure mise en scène aux jeux numériques, de nombreux artistes « mobiles » en ont fait un champ d’investigation privilégié, adoptant chacun des points de vue et des procédés qui leur sont propres, mais partageant un même goût de la mise en scène et une même soif d’expérimentation.

Avec Cédric Blanchon (France), Helen Breznik (Canada), Lorenka Campos (USA), Sarah Jarrett (Angleterre), Patricia Larson (Mexique), Amy Leibrand (USA) et Benamon Tame (Angleterre).

 

 Dans le cadre de cette exposition :

->Hors les murs, du 3 juin à 30 septembre, retrouvez les autoportraits de 25 artistes dans 4 cinémas du réseau mk2 : mk2 Bibliothèque, mk2 Bibliothèque (entrée BnF), mk2 Quai de Seine et mk2 Quai de Loire

 ->Conférence-débat à la galerie Mobile camera club : « Mises en exposition du selfie (genres, publics, espaces) » organisée avec Laurence Allard et Sébastien Appiotti de

« Mobile et création »/« Arts Mobiles » IRCAV-Paris 3

vendredi 19 juin à 18h, à l'université Paris 3 / Centre Censier

 

 

du mardi 7 avril au 30 mai

Back to Nature

Quel citadin n'a jamais rêvé de tout plaquer, de faire ses adieux à la civilisation pour se mettre au vert et « retourner » à la nature ? Histoire de se ressourcer, de donner au corps et à l'esprit le temps de respirer et de s'évader, d'offrir à la pensée le temps de s'élaborer et de s'épanouir. Renouer avec ses sens et son imaginaire. Stopper cette vie qui file on ne sait où... prendre le chemin des écoliers, sortir des sentiers battus, flâner et oublier l'espace d'un instant le chemin le plus court qu'impose la sacro sainte efficacité.

Des écarts que chacun des artistes exposés n'a pas hésité à faire, suivant son inspiration, l'oeil attiré par les égarements d'un nuage ou encore curieux des tribulations d'un animal ou des jeux du vent, s'offrant ainsi la latitude nécessaire pour créer.

Cette exposition présente ici une nature encore douce et enchantée, fantasmée, peut-être celle d'un âge d'or, période où elle était encore peuplée d'animaux et où il faisait bon vivre. Ces oeuvres sont autant de digressions à suivre, d'invitations au voyage à saisir. Du bestiaire imaginaire et divin de Karen Divine, à la nature animale et enchantée de Buckner Sutter ou de Tony Nahra, des végétaux de Nettie Edwards nous renvoyant à la création de l'humanité et à la matrice primordiale, aux clichés d'Elin Liavik qui traquent les points de rencontre, de passage entre nature et urbanisation, hors de toute présence humaine. Quant aux insectes morts de Stéphanie Dupont, ils nous rappellent que ce retour à la nature devient de plus en plus improbable et que tout ce que nous n'aurons pas préservé, nous ne le retrouverons pas.

Avec Karen Divine (Etats-Unis), Stéphanie Dupont (France), Nettie Edwards (Angleterre), Elin Liavik (Norvège), Tony Nahra (Etats-Unis), Buckner Sutter (Etats-Unis).

samedi 11 avril à partir de 16h : visionnez la démonstration d'anthotypes par Nettie Edwards

 

                

 

du 5 février 2015 au 28 mars 2015

Outsiders

La photographie de rue serait-elle essentiellement faite par des hommes ? N’en avons-nous pas toutes les preuves ? D’abord ses grands noms : Cartier-Bresson, Doisneau, Evans, Frank, Winogrand, Meyerowitz, Klein et tant d’autres ? Et cette kyrielle d’expositions et d’articles célébrant la photographie de rue où ne figure pas une seule œuvre, pas un seul nom de femme ? Combien d’hommes pour ces quelques femmes photographes que l’on peut compter sur les doigts d’une main ? Abbott, Arbus, Levitt, Model, Franck, ou encore Maier ne seraient-elles que des exceptions ?

On ne peut s’empêcher d’en chercher la raison : le regard scrutateur du photographe serait-il le privilège de l’homme ? L’espace public est-il aussi ouvert et mixte qu’on aimerait le croire et permet-il vraiment aux femmes d’y flâner sans autre but que d’observer ? L’extérieur incomberait-il uniquement à l’homme et l’intérieur à la femme, comme la tradition nous l’enseigne ?

Pourtant nous voulons montrer ici que la photographie de rue n’a pas de sexe. Qu’il s’agit juste d’une vision tronquée de l’univers de la photographie. La même vision que l’on a d’ailleurs plus généralement des arts et du monde... Car certaines habitudes de pensée ont la peau dure et l’on préfère encore et toujours célébrer les femmes comme muses et modèles plutôt que comme créatrices, plutôt passives qu’actives. En dépit de leur irruption massive sur la scène de l’art tout au long des XX-XXIe siècles, les femmes artistes restent structurellement sous-représentées et sont les véritables outsiders de la scène artistique contemporaine.

C'est pourquoi nous voulons prendre le contrepied de toutes ces expositions qui ne montrent que des œuvres réalisées par des hommes sans même que les commissaires le remarquent ou en soient choqués. Aussi avons-nous décidé d'inverser les proportions habituelles à majorité masculine et avons-nous délibérément choisi de masquer le genre des artistes exposés. Un « blind test » auquel nous invitons le spectateur, histoire de bousculer de manière ludique les idées reçues pour montrer qu'en définitive, il n’est pas si aisé d’identifier qui est qui. Car heureusement, les apparences sont trompeuses. De fait, dans la plupart des cas, rien des sujets abordés ni de la façon d’appréhender les personnages ne permet d’établir de manière certaine le sexe du photographe. La photographie mobile semble être un domaine artistique où, enfin, des femmes de tous les pays s’investissent, nombreuses, tandis que la photographie de rue, prise sur le vif, désormais qualifiée de « street » ou de « candid » est animée d'un nouveau souffle grâce au smartphone, moins impressionnant et plus discret qu’un appareil classique.

Retrouvez ici des femmes d’extérieur, photographEs engagéEs, insaisissablEs, flâneusEs, collectionneusEs, curieusEs, farceusEs, mélancoliquEs, espièglEs... tout comme leurs homologues masculins.

Avec R. Bar (Israël), C. Van der Beek (Hollande), A. Castillo (Mexique), C. Kim (Japon), C. Edelist (France), O. Gelardin Spinola (Espagne), F. Gochel (Belgique), B. Guillon (France), D. Lopez (Etats-Unis), A. Nijhawan (Etats-Unis), A. O’Reilly (Australie), S. Rush (Etats-Unis), S. Safaei (Iran), E. Shmagrinskaya (France), M. Varuolo (Etats-Unis).

 

 

du 20 novembre 2014 au 15 janvier 2015

Tiny Collective in Paris

making off Tiny Collective in Paris exhibition at Mobile Camera Club from nad benichou on Vimeo.

 

Formé en 2012, le Tiny Collective est un groupe de 12 photographes dont les membres viennent des 4 coins
du monde : New York, Los Angeles, San Francisco, Atlanta, Toronto, Paris, Zagreb, Istanbul et Sydney.

Réunis autour d’un même intérêt pour la photo mobile et d’une même croyance en son caractère pionnier, les membres de ce collectif, qui se sont rencontrés sur Instagram, ont eu envie de créer en dehors des réseaux sociaux.

Le Tiny n’a jamais considéré la photo mobile comme marginale ou comme uniquement réservée aux amateurs et non-initiés. C’est pour réagir contre les a priori photographiques et les schémas normatifs que ce collectif développe activement
de nouvelles façons d’exercer son art, de nouvelles pratiques, plus en phase avec l’ère numérique.

Les artistes du Tiny utilisent leur smartphone tant pour la prise de vue que pour l’editing. La rue est leur terrain de jeu, ils y étudient la condition humaine, cherchant à mettre en lumière ce qu’il reste de surprenant dans la vie quotidienne.

En 2013, le Tiny est partenaire de « The Impossible Projet », fait des expositions dans des galeries et des espaces alternatifs comme « The Re Evolution of Mobile » au Garrison à Toronto (2012), « The Space Between » au Centre de Photographie
de Woodstock à New York (2014) et plus récemment, « Hiding in Plain Sight » à l’Aéroport International Pearson de Toronto, dans le cadre du festival de photographie « Scotiabank Contact ». Le Tiny est également présent à l’édition 2014 du Festival International de la Photographie à Istanbul « FotoIstanbul ».

Surdoués de la photographie de rue, les membres du Tiny Collective réunissent plus de 500.000
« followers » sur les réseaux sociaux.

avec @cecile_e, @dan.cristea, @dayzdandconfuzd, @dopez, @fisheyedreams, @ilein, @kejtgejv, @koci, @markusxandersen, @crispindgiles, @vladatat, @wesq

 

du 16 octobre au 15 novembre

Réalité augmentée

La réalité augmentée vise à intégrer des éléments virtuels au monde réel.

Quelques 100 ans après les mouvements futuriste, constructiviste, réaliste et autre vorticiste, des photographes de pays et d’horizons différents s’emparent du concept pour mieux questionner leur rapport à l’univers urbain, à sa modernité, au réel et à leur pratique artistique.

Partageant la même fascination que leurs prédécesseurs pour l’imagination graphique et géométrique qui dessine nos villes, pour la profondeur des lignes et l’audace des formes, ils jouent du cadrage, des perspectives et des superpositions pour donner à voir un monde à la frontière entre visible et invisible, réel et virtuel.

Dès lors, que ce soit par le minimalisme des formes qu’ils exposent ou, au contraire, par l’utilisation de collages, de photomontage, par l’ajout de couleurs et de typographies, leur intention est de nous faire découvrir des mondes parallèles.

Ici les plans se superposent, laissant poindre l’invisible, les ombres se densifient, s’allongent, les couches fusionnent, les formes mutent, déroutent... il est question de découpe, de recadrage et d’assemblage d’éléments visuels.

Ces bâtisseurs d’images proposent des constructions qui décillent le regard du spectateur, lui faisant entrevoir d’autres manières de percevoir la réalité, une réalité augmentée.

Avec Leny Bagshop (France), Roni Bar (Israël), Nadine Bénichou (France), Nettie Edwards (Angleterre), Lynette Jackson (Etats-Unis), Yoshio Miyasaka (Japon)

 

du 11 septembre au 11 octobre 2014

Une ténébreuse affaire

Ici, le noir prédomine, invite le spectateur à percer les mystères tapis dans l’ombre, à multiplier les hypothèses et les interprétations. Le noir, dense, porte le visible jusqu’à son seuil, et même parfois jusqu’à sa perte. Il souligne de brèves apparitions de lumière, aveuglante. L’intensité des contrastes, le choc des rayons et des ombres, crée et nourrit une tension dramatique. Comme dans un roman.  

Avec Bénédicte Guillon et Stéphane Mahé

 

du 3 juin au 12 juillet 2014

La Chevelure de Bérénice

Inspirés à la fois par les pictorialistes et les surréalistes, l’Américaine Karen Divine et le Canadien Roger Guetta, alias Draman, élaborent leurs images aux frontières de la photographie et de la peinture. Ces pionniers des arts mobiles s’inscrivent dans une tradition artistique forte tandis qu’ils utilisent des moyens de création inédits, faisant éclore formes nouvelles, couleurs et textures surprenantes.

Avec : Karen Divine (Etats-Unis) et Roger Guetta (Canada)

Vendredi 6 juin, à partir de 18h30 : "Pratiques Mobiles", discussion avec Karen Divine, Roger Guetta et Nettie Edwards

 

 

du 15 avril au 15 mai 2014

Grands Formats

Pourquoi une exposition « Grands Formats » alors que le petit format offre un tel champ des possibles à la créativité ? Parce que la photo mobile, quoi qu’on en dise, peut voir et s’exposer en grand. Les artistes réunis ici ont su avec leur petit appareil intelligent relever le défi. A partir de 50cm jusqu’à 1m 50, du tirage Fine Art au tirage sur bâche, ils déploient leur art et nous en mettent plein la vue.

7 artistes exposent leurs grands formats

Nadine Bénichou, Catriona Donagh, Stéphanie Dupont, Jérôme Kerneïs, Yann Lebecque, Jean-Christophe Polgár, Gilles Saulnier.

 

 

du 6 mars 2014 au 29 mars 2014

Le Mobile Photo Paris - 2e édition

Le Mobile Photo Paris est un événement qui réunit des photographes, professionnels ou amateurs, aux univers différents, autour d’un même appareil, leur téléphone, qu’ils considèrent comme un outil contemporain, ludique et expérimental. Après une première exposition au Bastille Design Center rassemblant plus d’une centaine d’œuvres réalisées uniquement avec des smartphones, du 21 au 25 novembre 2012, la manifestation célèbre sa 2e édition pour l'inauguration de la galerie Mobile Camera Club.  

11 artistes exposés

Nadine Bénichou, Catriona Donagh, Stéphanie Dupont, Philippe Durand Gerzaguet, Cécile Edelist, Nettie Edwards, Lénaïc Entremont, Yann Lebecque, Amy Leibrand, Jean-Christophe Polgár, Gilles Saulnier.